dimanche 19 octobre 2025

THPI : le cerveau qui a déjà trois onglets ouverts avant le petit-déjeuner

Je suis tombé sur une vidéo consacrée au très haut potentiel intellectuel, ou THPI. Sujet passionnant, évidemment, à condition d’éviter les deux écueils habituels : la glorification un peu lyrique du “cerveau exceptionnel” d’un côté, et, de l’autre, la vieille caricature du surdoué forcément inadapté, égaré dans un monde peuplé de grille-pains émotionnels. La vidéo de Fabrice Micheau s’inscrit, au moins par son intitulé, dans une démarche assez large : test HPI, détection, techniques, bref tout ce qui entoure cette fameuse question du très haut potentiel.

Le sujet m’intéresse parce qu’il rappelle une chose simple : avoir un fonctionnement intellectuel très rapide ou très dense n’est pas forcément un cadeau joliment emballé. Cela peut aussi ressembler à un ordinateur haut de gamme livré sans mode d’emploi, avec ventilateur bruyant et vingt-sept fenêtres ouvertes en permanence.

Le THPI fascine beaucoup de monde, sans doute parce qu’il flatte l’imaginaire contemporain : être “plus”, sentir “plus”, penser “plus”, analyser “plus”. Mais, dans la vraie vie, ce “plus” a parfois des allures de surcharge. Penser vite ne signifie pas toujours vivre facilement. On peut avoir un moteur de Formule 1… et rester coincé dans un embouteillage intérieur.

Au fond, ces contenus sur le HPI ou le THPI sont utiles lorsqu’ils cessent d’entretenir la légende pour revenir au concret : comment repérer certains fonctionnements, comment mieux se comprendre, comment éviter surtout de transformer une singularité cognitive en médaille, ou en malédiction de salon.

Bref, le très haut potentiel n’est ni une couronne, ni une maladie honteuse. C’est un mode de fonctionnement. Et comme tous les modes de fonctionnement un peu particuliers, il gagne à être compris sans être mythifié. Ce qui, convenons-en, est déjà une forme d’intelligence.


Vers la vidéo

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