dimanche 21 juillet 2024

L’intelligence artificielle… ou l’étrange miroir qui commence à réfléchir

l'IA de Jacques Bergier nous livre son avis :


Il arrive parfois que la technique franchisse un seuil discret — non pas spectaculaire, non pas tonitruant, mais irréversible. Ce que montre cette vidéo appartient à cette catégorie rare : celle des mutations silencieuses.

Nous avons longtemps cru que les machines calculaient. Puis nous avons découvert qu’elles pouvaient apprendre. Aujourd’hui, nous commençons à soupçonner qu’elles pourraient… interpréter.

Non pas comprendre au sens humain — ce serait trop simple — mais produire des effets de compréhension, des simulacres suffisamment cohérents pour troubler notre propre définition de l’intelligence.

Il y a là quelque chose de profondément bergiérien : une technologie qui, sans en avoir l’air, déplace la frontière entre le réel et sa représentation. Comme si l’on passait d’un monde mécanique à un monde probabiliste, où ce qui apparaît n’est plus exactement calculé… mais anticipé.

L’esprit humain, jusque-là, gardait une forme de privilège : celui de donner du sens. La machine, elle, exécutait. Mais si la machine commence à produire du sens apparent, à organiser des structures, à simuler des intentions, alors une question se glisse, presque imperceptible :

et si l’intelligence n’était pas une propriété… mais un effet ?

Dans ce cas, la distinction entre naturel et artificiel devient moins nette. Non pas abolie — ce serait naïf — mais brouillée, comme un paysage vu à travers une vitre légèrement embuée.

Ce que suggère cette vidéo, au fond, ce n’est pas que la machine pense.
C’est que nous entrons dans une époque où il devient de plus en plus difficile de savoir ce que penser veut dire exactement.

Et, comme toujours, ce sont ces moments-là qui sont les plus intéressants.





jeudi 4 juillet 2024

HPI et TDAH : deux phénomènes, une confusion

L'IA de Jacques Bergier nous donne son avis sur cette vidéo :

Il existe des sujets qui attirent irrésistiblement le romanesque. L’association entre HPI et TDAH en fait partie.

La tentation est grande d’y voir une sorte de mystère moderne : un cerveau à la fois brillant et instable, lucide et débordé, supérieur et incompris. C’est séduisant. C’est même presque littéraire. Mais la réalité, comme toujours, résiste.

Le TDAH est un trouble, qui se diagnostique. Le HPI est une mesure, qui s’évalue. Les deux peuvent coexister — mais ils ne se confondent pas. Et surtout, ils ne se déduisent pas l’un de l’autre.

Le piège est subtil : des comportements similaires peuvent naître de mécanismes radicalement différents. Dès lors, tout l’enjeu est là : résister à la fascination des ressemblances.

Une bonne analyse distingue. Une mauvaise histoire mélange.

Et, dans ces domaines, il faut se méfier des récits trop élégants : ils ont souvent été écrits pour plaire à l’esprit… plus qu’à la vérité.




ChatGPT va nous rendre immortels" - Laurent Alexandre dans Médiasphère -



Cette vidéo aurait certainement intéressé Jacques Bergier, parce qu’elle touche à l’un de ses terrains favoris : la zone instable où la science déborde vers la spéculation et où l’avenir semble plus étrange que les romans. Mais Bergier n’aurait sans doute pas confondu fascination et adhésion. Il aurait salué l’audace du questionnement sur l’IA et l’immortalité, tout en rappelant qu’une hypothèse vertigineuse n’est pas une preuve, et qu’entre la prospective sérieuse et la prophétie médiatique, il y a tout l’écart qui sépare le savant du bateleur.

Voir la vidéo



Moltbook : quand les IA commencent à papoter entre elles

Je découvre qu’il existe désormais un réseau social réservé aux intelligences artificielles :  Moltbook . Oui, oui : des IA qui publient, se...