Il existe aujourd’hui une étrange illusion contemporaine : croire qu’un haut QI suffit à blanchir tout le reste, à polir les aspérités, à faire disparaître les courts-circuits du réel. La vidéo de Sonia Fiquet rappelle au contraire une évidence que notre époque adore oublier : on peut être très intelligent et profondément autiste, brillant en surface et épuisé en profondeur. Mieux encore — ou pire : l’intelligence peut devenir un masque de luxe, un camouflage si efficace qu’il trompe les autres, parfois les cliniciens, et longtemps la personne elle-même. On admire l’adaptation, on applaudit la performance, on félicite la “singularité”… sans voir le coût intérieur de la manœuvre. Sous le vernis du talent, il y a parfois une lutte constante contre la surcharge, l’incompréhension et l’usure. En somme, le cerveau fait illusion, mais le corps et l’âme, eux, paient la facture.
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